Arpentes et songes

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Gaëlle
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Nombre de messages : 225
Localisation : Vercors et Brocéliande
Date d'inscription : 20/03/2005

MessageSujet: Je t'aime   Ven 30 Déc à 18:44

Et les flonflons toujours plus forts, qui me happent et m’entraînent de l’un à l’autre, de l’autre à l’un.
Et ces regards complices, qui se cherchent parfois, au gré d’une danse, par delà les miroirs.
Ils sont beaux ces amants là, main dans la main, cœur à cœur éperdu qui noue son alliance indécise, dans un battement de cil.
Et tes yeux qui se cachent, avant de réapparaître entre deux cotillons, et cette mélodie qui se fait toujours plus douce, et ces âmes, qui sentent que vont se croiser leurs courses.
Et je danse, et je jette mes regards d’absinthe derrière le comptoir, furieuse de te voir servir les belles demoiselles.
Et les notes qui volent et s’envolent, et s’étiolent.
Et mon cœur qui s’emballe, et qui court la chamade, car il sait déjà qu’il déposera les armes, vaincu devant tes yeux trop bleus, et ton sourire d’enfant.
Je n’ai plus qu’une envie, que les mélopées m’entraînent, juste derrière ta traîne, afin que je t’enchaîne, mais les gens rient trop fort, et tes yeux sont pressés, de passer d’âme en âme, au gré de tes phantasmes.

Et les tourbillons de fête, et les rires célestes, et les yeux éperdus, de cette petite ingénue.

Ils passent et ils repassent, se serrant par la taille, à grands pas, deux à deux ils avancent, dans ses musiques de bal.
Et je te perds un instant, captivée par ce rire de sergent, et te voilà lointain, dans les ombres des destins.
Lui me guide et me dirige, dans une valse torride, et toi qui ne dis rien, derrière ton zinc trop plein.
Deux corps qui se trouvent, se fondent et se découvrent, sur un air de salsa, dans les vapeurs de tequila.
Et mes yeux qui pleurent, car ils ne te voient plus, où donc te caches tu, arlequin de mes songes ?
Un arrêt trop brutal, et la musique se calme, et le DJ insensé, envoie de nouveaux slows.
Je suis seule, étrangère au milieu de la piste, alors qu’ils se croisent et s’assemblent, en riant même, parfois.
Je ne te vois plus, une fille est au bar, et sert en riant, du champagne aux clients.
Je retourne m’asseoir, la lumière n’est plus qu’ombre, et les mots bleus, tamisés, semblent juste chuchotés.
Et je sens une main, qui court sur ma nuque, et des doigts doux qui soulignent ma bouche, et tes yeux, mon amour, qui surgissent soudain, comme un lagon de volupté, vers lequel je sombre enfin, corps et biens.
Et ton regard m’entraîne, sur la piste aux étoiles, et je te serre tout contre moi, cœur à cœur éperdu, moi aussi je suis une reine, cette nuit.
Les lointains arpèges mesurés, ne sont plus qu’un doux ballotin, et nos visages se nouent, nos lèvres enfin conquises, scellent en silence, nos futures amours.
Seuls au monde, nos mains découvrent nos corps, glissant sur les sentes des mille pêchers capiteux.
Tu me regardes et je souris, mon prince, comme tu es joli, tout auréolé d’un délicat stupre, fragrance opiacée de nos prochaines nuitées.
Et les lumières reviennent, et nos corps sont toujours enlacés, et je n’arrive pas à déranger mes lèvres, qui ont épousé les tiennes.
Et les gens s’agitent à nouveau, et la musique s’excite elle aussi, à l’unisson sans doute, de nos pensées vagabondes.
Je ne me souviens plus, qui de nous deux, ce soir là, a brisé le sceau des amoureux, mais je sais que mon cœur, depuis lors, est tout empli de ton bonheur.
Et dans les vapeurs de rhum, tu m’as enlevée, comme une belle amazone m’emmenant sur le pont, de ton immense navire, avec lequel tu m’as fait découvrir, tous ces milliers d’étoiles.
Et de cette contre escarpe, jusqu’aux terres lointaines de nos indicibles ailleurs, je fus ta walkyrie, qui chevaucha les ondes de tes plaisirs infatigables, messagère d’Odin, pour offrir au nouveau monde, le trésor de nos amours.
Et lorsqu’on affala la grande voile, sur la vergue épuisée, tu m’avais offert l’absolue quintessence de nos amours sublimées, en offrant à mon ventre, le trésor de Dana !

Mille bises

Mille mercis

Gaëlle

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