Arpentes et songes

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 Je détruis ... donc je suis !

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Gaëlle
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Nombre de messages : 225
Localisation : Vercors et Brocéliande
Date d'inscription : 20/03/2005

MessageSujet: Je détruis ... donc je suis !   Jeu 3 Nov à 14:24

Qui a le droit ?

L’Homme érige ses propres dogmes auxquels il croit fermement, et qui l’emprisonnent dans une étrange alchimie hermétique, aux couleurs sépia de morale.

Pauvre condition d’Humain, tant de fois évoquée par les maîtres du romantisme, toujours écartelé entre les notions les plus abstraites qui soient : le bien et le mal !

Au nom de qui, de quoi a t’on le droit de prétendre juguler ainsi nos libertés de vivre, afin d’établir ce canevas alambiqué qui fixe nos devoirs et nos obligations ?

D’aucuns répondent avec facilité au nom de l’Amour, d’autres plus pragmatiques frôlent une certaine sagesse en indiquant que : c’est là le seul moyen d’arriver à vivre ensemble, les uns avec les autres, car, à priori, l’Homme dans sa superbe égocentricité est un primate solitaire, qui ne doit rencontrer ses congénères que pour se reproduire…

Quels drôles de concepts qui se chevauchent et se nouent, se ramifient et exultent une certaine cruauté primale, dans l’abnégation outrancière de toutes spiritualités.

Obéissons nous à notre Nature, instincts feutrés qui nous gouvernent, ou sommes nous aussi capables de diriger notre vie au travers des pensées les plus inconfortables, antinomiques et omniscientes, qui composent notre culture, réfléchie et ouverte aux idéaux les plus farfelus ?

Etrange subtilité bicéphale, qui dirige nos esprits perdus, hagards, à la recherche d’une spiritualité fondamentale, pleine et entière, qui engloberait avec tact un ensemble de convenances établies, dogmatisées, auxquelles nous sommes inféodés de par notre condition d’homme entravés dans le carcan d’une société bien pensante et moralisatrice.

Dans ce schéma, archétype ubuesque et simpliste, les notions fondamentales se heurtent et s’opposent, sommes nous conscients de cette dualité incongrue, ou nous laissons nous aveugler par nos idéaux alambiqués et asservis par une morale absolue et souveraine ?

Doit on imaginer que notre évolution de pensées, a finalement réussi à nous offrir un Eden terrestre, aux confins incertains de nos incertitudes ?

S’oblige t on sciemment à obéir à un ensemble de règles, qui défient les lois universelles de notre propre Nature d’homme libre ?

Que de sang répandu en vaines manigances, que d’abnégations bafouées pour un si triste constat.

Afin d’être libre l’Homme doit vivre au milieu des règles qui lui imposent l’espace infranchissable de son propre carcan !

Ne dit on pas que notre liberté s’arrête où commence celle de l’autre ?

Etrange paradoxe !

Par essence même notre liberté n’a pas de frontières, c’est même une ineptie de dire le contraire !

Alors qui est libre ?

L’homme ou son esprit … qui s’autorise peut être à sauter par dessus les murs épais de sa condition conditionnée ?

Au delà de ce concept ennuyeux et dérangeant, je pose ici les bases des fondements même de notre jugement.

Qui sommes nous pour juger ?

Au nom de quoi pouvons nous définir ce qui est bien, ce qui est mal ?

Qui est à l’origine de ce dogme absolu et tout puissant qui nous cantonne à vivre notre liberté individuelle au milieu de l’espace confiné qui nous est arbitrairement alloué ?

Que d’érudition exacerbée pour définir de tels concepts aussi antinomiques ?

Est ce là cette sagesse dont on affuble souvent les choses qui n’ont de sens que pour ceux qui les créent ?

A moins que cela soit cet emprisonnement volontaire dans l’ordre établi et accepté au demeurant, qui développe chez l’homme trop malheureux d’être ainsi jugulé, une spiritualité si riche, si débordante, si naturelle ?

De ce fait, n’est ce pas alors cette condition même de prisonnier des normes établies, qui fait que nous soyons si prompts à inventer nos ailleurs, qu’ils soient fantastiques, oniriques, religieux ou absurdes ?

Nihiliste au delà du concept même de liberté, l’homme est grand, car il approche cette étrange sagesse primordiale, qui développe en lui l’Art de réussir à vivre quand même, malgré ses innombrables abnégations et ses sacrifices à ses ultimes croyances basées sur une liberté qui est chaque jour moins tangible.

Que dire de Sofia, notre muse éphémère, qui nous oblige à nous interroger sans cesse sur les ailleurs de notre pauvre petite condition d’Hommes asservi à une cause absolue, qui est la société et ses principes inflexibles, liés à la vie en communauté ?

Ainsi en va t il de notre merveilleuse propension à nous inventer des fables, aux fragrances de merveilles, qui nous permettent de supporter notre condition triste d’homme inféodé à nos carcans de règles, érigées en symboles, en dogmes hermétiques et en valeurs à la quintessence de lois !

Comment se fait il alors, que nous restions si prétentieux, et qu’il nous paraît normal d’éradiquer lentement notre terre et ses richesses, en détruisant les symbioses naturelles, qui, en résultent, sachant qu’elles, elles savent vivre en harmonie les unes avec les autres ?

Etrange condition que celle de ces Hommes, qui cherchent à construire de merveilleux ailleurs, alors qu’ils vivent dans l’abnégation absolue de ces mêmes merveilleux ailleurs, qu’ils ont sous les yeux pourtant !

Mille bises

Gaëlle

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