Arpentes et songes

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 Les Mots qui font Mal

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Enfant Lune
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Localisation : Venue du Ciel profond, ou sortie de l'abîme ...
Date d'inscription : 11/10/2005

MessageSujet: Les Mots qui font Mal   Jeu 13 Oct à 16:28

On ne trouve pas que de bonnes choses lors des errances sur la Toile ... Tout ce que l'on peut en dire, c'est qu'il y a des mondes trop aléatoires.

Certains sont coins de paradis, poussières de fée, poussières de faits, où les rencontres sont aussi merveilleuses que magiques. Ces petits bouts de vie tracés, avec un morceau de craie glissée dans l'encrier. Celà fait des tâches sur le buvard de nos vies, de petites tâches blue garou, des tâches d'amitié, mâtée de poésie ...

Mais il est d'autres lieux dont il me faut parler, ces endroits rouges et noirs où se répand le fiel. La Toile-Monde en est aussi pourvue, de ces morceaux là, et je suppose alors que les Fileuses se doivent d'aimer toutes les choses, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. C'est bien là leur devoir, et je dois m'y plier. Mais, un peu comme partout, il est des choses, des mots, qui lâchaient comme ça, pourraient vous faire crever. Alors on ne sait plus quoi faire, on baisse les yeux, tandis que le visage s'empoupre. Et on n'ose plus rien dire, alors qu'au fond de soi surgit l'évidente réprobation : "Ben voyons, petite conne ? Tu t'attendais à quoi ?!"

A rien, peut-être. A de la simple indifférence. A de l'oubli, car même l'oubli vaut mieux que ça. On aurait pu, non ? On aurait pu oublier, et se faire oublier? Celà aurait été si facile ... Beaucoup plus facile.


Nous étions 7, au lycée. Certains diraient 7 inséparables .... Mais les choses sont rarement ce qu'elles semblent être, n'est-ce pas ?

Mlle F. C'est sur cette apostrophe que nous sommes tombées, ce matin, alors que nous errions sur la Toile de l'une des 7 ... nous y allons souvent, pour avoir des nouvelles, pour savoir ce que l'on devient un fois que le matériel est rangée, les plumes au fond des placards, et les anciennes dissertations déchirées.

Nous étions 7, puis nous sommes passées 6, plus une ...

Est arrivé le temps, des horreurs, et les heures de tourments, les nuits à passer dehors, d'autres fois, en décembre. Est arrivée la poudre blanche, les inquiétudes, les angoisses ... la peur. La peur des menaces, la peur qu'il prenne ma tête, encore une fois .... la peur d'être envoyée dans un mur, n'importe lequel .... Il s'en fichait, après tout.

La peur du silence, et la honte. L'impossibilité de se regarder en face, mais, parfois, se dire : " il y a quelqu'un ... quelqu'un qui va t'aider ..."

Mensonges. Mensonges. Parce que c'est à ce moment là que, de 7, nous sommes passées à 6 ... Comme dans les troupeaux des anciens lions d'Afrique, la bête malade ne survit pas longtemps. Et c'est ce que j'étais ... malade, presque folle. Seule, l'âme se balançant dans le vide ...

Mlle F. Je me suis réellement demandé si c'était moi ...

Et puis, le temps à passé ... les choses s'estompent, les blessures s'effacent, petit à petit. Et c'est alors que les 6 se sont souvenu de la septième. Ont elles oublié que les cicatrices, parfois, restent infectées ? L'extérieur paraît net, mais, au fond .....

Il a fallu soigner, sécher les larmer et frotter les bleus. Dans les grandes salles blanches, en compagnie de ces gens qu'on prendrait pour des anges, mais qui sont presque aussi infectés que nous. Alors, je suis restée malade, pendant longtemps, encore .... me rapprochant des mots, tissant des toiles de lettres. Essayant, encore une fois, d'en parler ... parce que là, encore, à ce moment là, on continue de croire que l'on a des amis ....

Mlle F. Celle qui se complait dans ses angoisses. Que dois-je comprendre ? Et surtout, que dois-je dire ?

Il s'avéra qu'en ces temps là, une des 6 aussi eut, par quelques instants, des gouttes d'eau dans ses yeux. Une histoire de garçon .... un de ces princes, pas tout à fait charmants, qui veulent l'amitié alors que les demoiselles sont un peu trop gourmandes ...

Mais l'eau était là, quand même, dans ses yeux ... alors j'ai voulu aider ... parce que, parce que je sais ce que ça fait que d'être tout seul. Mais ... mais je n'étais plus la septième. Je ne le suis plus, désormais, tandis que je sens mes anciennes plaies devenir un peu plus propres.

On s'accroche toujours, mais je ne veux plus rien savoir, désormmais. J'en ai assez vu, des petites bourgeoises bien pensantes qui ont tout pour être heureuse et qui, du haut de leur piédestal, regardent les autres sécraser en bas, sans que jamais ne leur vienne l'idée qu'il ont besoin d'aide.

Plus jamais, jamais.

Mlle F. Celle qui se complait dans ses angoisses. Celà me ferait presque rire ... mais pour celà, il faudrait que la blessure soit complètement refermmée. A tous ces gens qui n'ont rien compris, je ne peux que leur cracher mon chagrin, et nourrir l'espoir qu'ils comprennent un jour ce que sont vraiment les tourments ...

je voulais juste savoir, alors, si vous avez la réponse ..... entre les deux, qui est celle qui se complait dans ses angoisses ? Celle qui n'arrive pas à sortir avec un mec et qui va voir un psy pour soigner sa depression amoureuse ? Ou celle qui couche sous les ponts et que n'a de cesse de parler, parler toujours, à ceux qu'elle croit être ses amis pour avoir un peu d'aide ?

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Gaëlle
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MessageSujet: Re: Les Mots qui font Mal   Ven 14 Oct à 16:00

Rien que pour toi, enfant lune,

Je perds la tête,
Je cours à perdre haleine, à perdre haleine.
Les murs gris qui défilent, qui me veulent et qui me noient, m’aspirant dans les affres spectrales de mes indicibles ailleurs.
Infinies certitudes qui m’aveuglent et me brisent, et je cherche partout ce salut improbable, qui me hante, qui me hante.
Là les catafalques glacés qui émergent encore parfois de la neige, délicieuse poudre immaculée, et je crie, il faut qu’ils m’entendent, ils sont pourtant si près de moi !
Le vent balaye les plaines embrumées de mes oublis salvateurs, et je continue de me faire déchirer, pour quelques menues monnaies, qui me permettent d’acheter mon ailleurs, d’acheter mon bonheur, d’acheter mon malheur !
Je glisse sur la pente toute poudrée de blanc, je hurle mon fol espoir, devant ces gens qui s’écartent, et qui entrent plus vite dans leurs cathédrales bien pensantes. Seule, jusqu’au bout de ma vie, jusqu’au bout de l’envie, jusqu’au bout de mon dernier sursis.
Le monde s’efface, il vit en filigrane sur le blanc de mes nuits, et je n’ai plus que mes larmes pour prouver que j’existe, au delà des indifférences, des folies, des mots, si près de mes maux.
Juste le contact douloureux de l’aiguille qui cherche encore ma veine fragile, juste cet instant magique en attente de bonheur, il usurpe mes folles angoisses, les malaxe et les transforme …
De la joie trop chère, au goût amer, pour me foutre par terre, là où les gens me jugent, me huent, me mordent, dans les asiles débiles des errances hallucinantes de mes derniers morceaux de jour.
Cruelle incertitude, adieu monde de fous, où ne vivent que les hyènes, celles qui ne savent que rire, sans jamais sourire avec le cœur !
Poudres de rien, destins funestes et malhabiles, je me détruis d’errance en errance, chaque fois plus seule encore.
Où sont mes sœurs celles que j’appelle encore parfois du plus profond de mon cœur ?
Au delà des folies hirsutes de nos belles croyances, elles m’ont jugées, je suis coupable, je ne suis plus, je n’existe plus.
Adieu donc, sept petits sauts sur la marelle du temps, une prison toujours, bien loin du ciel futile, et ce caillou qui m’échappe, un destin sinon rien, je ne suis plus, je n’existe plus !
Derniers traits de craie, blafarde balafre écarlate sur le front de nos candeurs, je saigne, solitaire dans cette neige artificielle, étrange fusion colorée qui bouillonne doucement. La seringue tombe sur le dallage, elle roule longtemps, je n’entends que mon sang qui se perd dans des flaques luisantes, duché des vanités, je me vois m’en aller, sept fois ma langue dans ma bouche, sept vies de malheur, cette fois c’est trop !
Adieu
A Dieu !

Mille bises

Gaëlle

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MessageSujet: Re: Les Mots qui font Mal   Sam 15 Oct à 10:39

Merci Gaëlle. Encore une fois tu as su mettre des mots sur les choses, même les plus terribles ....
Mais, une chose, encore, cependant .... je n'ai jamais goûté la neige éternelle, même si j'en ai ressenti les effets. Toutes ses aiguilles de mort, je n'ai pu que les regarder, ne pouvant me résoudre à m'enfoncer dans des lointains ailleurs .... mais, comme beaucoup, elle a réussi à me détruire, par le biais de celui que j'aimais, celui qui avait décidé que, entre elle est moi, c'était à elle qu'il s'unirait ...
Oh, je les ai vu passer, ces aiguilles de d'Horloge détraquée, couvertes de poudre, tout les jours je les voyais, réduite à me dire que je ne pouvais rien faire, plus rien, parce qu'il avait déjà fait son choix ....
Je l'ai vu se détruire lentement, et, parce qu'il ne voulait pas partir seul, m'a entrainée dans sa déchéance ...
Sont arrivés les coups, les claques et les menaces. Sont arrivées les cicatrices et la mort. Et lui, toujours, toujours coincé dans sa propre prison, dont les murs avaient l'air si faciles à briser, pourtant ....
Par delà ces instants, je sens aujourd'hui la joie de n'avoir pas été moi même coincée dans cet engrenage de musique et de poudre blanche ... mais je ne vois que trop bien qu'elle a détruit ma vie, et qu'elle m'a rendue coupable, moi qui n'ai pu que regarder sans jamais pouvoir rien faire ...

Merci.

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MessageSujet: Re: Les Mots qui font Mal   Sam 15 Oct à 23:32

Pauvre conne

Etrange sentiment perplexe de culpabilité larvée qu’on éprouve toujours après de telles expériences. Ma belle enfant lune, je sais que tu as du traverser d’étranges moments où tout semblait futile, et où tu pleurais en silence, ne comprenant pas pourquoi tu avais lâché prise, sans sombrer, par amour, dans la folie maladive des pentes glissantes de cette poudre blanche.
Folles amertumes de ces virulentes déceptions, qui marquent au fer rouge le reste de ta vie. Pourtant tu es la seule héroïne de ce reste de jour, qui a ourlé tes lèvres serrées de noires dentelles, et tes yeux de mille reflets scintillants au drôle de goût amer, réduisant à néant tes rares soupirs, et tes derniers sourires.

Pourtant c’est bien toi qui a pris le bon chemin, et même si tu as encore du mal à l’accepter, ne regrettes jamais ton choix, car il est digne de plus grand respect.

Ces quelques mots maladroits dressent les mille constats amers d’une petite conne, qui se croyait coupable d’avoir laissé le choix, à celui qu’elle aimait, de vivre sa folie en lui permettant de tout détruire autour de lui, même leur amour.
Si tu penses encore être cette fille là, sois sûre que tu as fait le bon choix, et que tu ne dois Jamais le regretter.

A toi ma belle, courage et ne regrettes rien !

Mille bises

Gaëlle



Le virage qui s’avance, et les bandes blanches qui défilent, je regarde un instant ce reste de jour qui éclaire encore un tout petit peu les reflets de ma vie. Tout va trop vite, j’ai mal, un mal de chien un mal de rien, un mal à mourir.
Pourquoi s’est il enfuit sur sa planète ?
Pourquoi m’a t il laissée ici, seule et si loin de lui ?
Petite conne que je suis, pourquoi ne pas l’avoir empêchée, pourquoi ne pas avoir su le repêcher ?
Et pourtant je l’aimais !
Un radeau qui prend l’eau et cette mer qui se déchaîne et vomit sa haine.
Pourquoi sombre t il ainsi ?
Au delà du cap de mes espérances esseulées, bâillonnées, incrédule, je le regarde sans le comprendre, sans le juger non plus, pourquoi le ferai je ?
Il est si beau, et ses yeux qui m’offrent mes mille merveilleux ailleurs, salvateurs, enjôleurs ! Au delà des maux de mes peines, il y a ce mur, insondable qui se perd dans les affres incertaines de ces bouches d’égout … dégoût.
Il bruisse au gré des vents chagrins, changeant juste un instant, me laissant encore croire au meilleur, pour lui, pour moi, pour nous.
Puis la ritournelle reprend sa cadence infernale, et le carcan ouaté des supplices de cette neige écarlate sourit alors dans sa grimace confuse, alors que brille le fol espoir de cette aiguille qui chauffe dans les vapeurs impures d’un souffre amer. Ah mère !
Chaque jour elle le transforme, putain de coke, et moi, pauvre conne, je le regarde se foutre en l’air, je ne le vois qu’à travers mes larmes, elles ont le don de déformer les images, comme ces étranges miroirs à la foire du trône, je n’ai rien vu venir … il est si loin de moi maintenant.
Et ce bateau qui coule, l’eau glacée entre dans mes chairs, brûlent mes yeux vides, orbites décrépites, et ce goût de sang, et ce goût de larme !
Il ne voit plus rien maintenant, juste un autre étrange qui ricane à faire peur, masque perfide et cruel de mes angoisses hallucinées.
Où est donc passé ce gaillard d’avant ?
Il est déjà au fond de l’onde, dans des vagues blanches aux reflets incertains et malins.
Je n’ai plus de bouée, plus de souffle, plus de forces non plus. Malmenée par les vagues qui me brisent de larmes amères, ah mer !
Il n’est plus là, englouti, dans la folie des fausses sirènes, à la recherche de lui même, à la recherche de ses neiges éternelles….
Je pleure doucement, et le vent qui me cingle, peur décapitée, folle errance sur la voie des damnées, je regarde les chevaux noirs qui hantent mes dernières nuits, et le passeur qui me regarde, bienveillant.
Les phares éclairent le panneau, je vais me foutre en l’air, peut être que je le retrouverai, au pays des damnés !
Mes larmes noient mon regard qui se perd dans le vague déchaîné des folles démesures, je protège mon visage, le virage arrive, inexorablement !
- Me voilà mon Amour, dans l’aube éternelle de tes belles poudres blanches, je suis à toi, rejoins moi !
Le choc est sourd, presque anodin, il pleut, la nuit est tombée, et ces lignes blanches qui défilent au dessus de moi.
J’ouvre les yeux, il n’est pas là !
Dans le décors usurpé d’une longue chambre vide, une chaise une table et le lit sur lequel on m’a ficelée. Tout est blanc, arène futile des peurs indélébiles.
Elle me sourit ! Qui est elle ? Elle est jolie mais je ne la connais pas. Est ce un ange ? Mais dans ces ailleurs aux pentes verticales, les anges, ça n’existe pas !
Elle tend la seringue, pousse encore un peu et l’immonde stupre purulent gicle de son carcan de verre. Elle me sourit, confiante, et enfonce son instrument de mort dans ma veine gonflée, pour me sauver la vie !
Etrange paradoxe.
A tâtons je cherche mes repères. Tout va trop vite, je n’ai plus les pieds sur terre.
Dans les voiles ouatées des circonspectes mansuétudes, je hurle ma folie, et mon envie de le voir, il est si près de moi !
Le vacarme de la sirène qui se déclanche. Ils sont tous là ! Blouses blanches qui s’encanaillent à essayer de me faire revenir dans cette chambre blanche.
Le passeur s’approche doucement. Dans la barque plate, je regarde le fantôme de ma vie, il sourit encore, dans les fragrances oniriques de ses absurdes incertitudes. Il agite la main, m’embrasse de loin, se penche et disparaît doucement sur la mer des tristes, se perdant un instant dans les limbes de ces mille doigts gantés de brume. Il reparaît, puis disparaît encore, sans bruits, il s’éloigne, loin de moi, à jamais !
Je hurle de douleur et le choc m’électrise, m’obligeant à me redresser d’un bond, sur mon lit immaculé. Etrange conception des tunnels noirs de nos peurs malingres.
Ils sont là et s’affairent, je suis nue, sur ce lit dérisoire, toute pleine de fils et de sondes, et ils me sourient, heureux d’avoir rempli leur étrange mission. Les fers brûlent ma poitrine, et la sirène se tait, juste le rythme sage des coups de ma pendule intime qui s’égrainent doucement dans la pénombre accueillante, comme un long trémolo usé, affaibli, sans bruit.
Au delà des contrescarpes de mes ultimes bonheurs, je me résigne à vivre, alors qu’il n’est plus là. Je sais qu’il n’a pas voulu de moi. Je regarde la fenêtre étriquée de mon reste de bonheur, et je pleure doucement, il ne sera plus jamais près de moi !
Putain de poudre, elle me l’a volé, je n’ai plus la force d’essuyer les larmes amères qui coulent sur mes joues creusées.

Je me hais.
Pourquoi suis je encore là ?
Je ne voulais pas le quitter !

Au travers des voiles austères de mes mille misères, je regarde la ballerine, qui tourne dans sa bulle de verre. Musique désuète, aux relents magiques d’enfance et de grenier. Il pleut par la fenêtre, et je retourne la boule de verre, pour noyer ma vie … de neige, et je la regarde tomber, et je me regarde sombrer.

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