Arpentes et songes

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 Ode à la lune !

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Gaëlle
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Nombre de messages : 225
Localisation : Vercors et Brocéliande
Date d'inscription : 20/03/2005

MessageSujet: Ode à la lune !   Lun 12 Sep à 23:30

Kikou


Que dire pour introduire ces quelques lignes de bonheur ?

A t’on le droit de porter un regard étrange à ceux qui enfreignent sciemment une norme établie ?

Qui sommes nous pour juger les autres ?

Chacun a le droit de prendre ses chemins de traverses pour trouver son bonheur.

Parfois la vie nous offre des méandres exquis, des instants précieux qu’il nous faut peut être savoir saisir.

Parfois le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas.

Parfois un regard nous apaise, on plonge avec délice dans les eaux vertes des lagons soyeux de nos affres exquises.

Parfois la vie capricieuse, nous fait le don d’un instant d’amour, secret sublimé par la folie du temps qui passe, trop vite souvent.

Parfois il est bon de s’abandonner, sans préjugés, sans fards, enivrée par les limbes opiacés d’un désir trop longtemps contenu, trop longtemps attendu !

Parfois il est bon de vivre cet instant, tout simplement !

Mille bises

Gaëlle

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Ode à la lune

Belle, merveilleuse sapience endormie, dans l’écrin capiteux des vanités exquises, je te regarde, seule, innocente et sublime, nue sur les grands draps rouges plissés et vagabonds, témoins secrets de nos nuits endiablées.
Tes longs cheveux épars qui semblent attiser les vagues des brumes charnelles de tes mille délices, et qui se perdent au delà de tes hanches, et ton corps flamboie sous les caresses des rayons de lune, que filtrent encore un peu, les persiennes maladroites.
Jeux d’ombres et de lumière, sur ta peau douce et bronzée, magnifique dualité de ce qui est et ce que je devine, dans les limbes odorantes des fragrances de jasmin.
Courbes parfaites, qui dessinent l’inavouable, et se perdent parfois dans les contreforts charnus de ta plastique sublime, et mon doigt tremblant qui suit doucement les sentiers extatiques de tes chairs secrètes.
Doucement tu ouvres les yeux, et ton sourire radieux, illumine la chambre, au loin le ressac furieux annonce déjà la torride corrida, de cette nuit magique, dans cette Camargue de rêve, corps alanguis et perdus, éperdus d’amour, à la croisée des terres, du ciel et de la mer.
J’entends les chevaux libres qui hennissent à la lune, par delà les landes enchevêtrées, ils font la cour aux dames licornes, on dit qu’elles apparaissent parfois, les soirs d’été et d’orage.
Le tonnerre gronde et claque au dessus de notre toit de chaume, nos lèvres ne font qu’une, bercées par l’impétuosité de ce désir fou, ivre lui aussi de cette ultime liberté, et nos corps s’enlacent, se fondent et se noient, dans l’ivresse absolue des lointaines boréales, miel d’absinthe où tu m’aides à sombrer, par delà les forges hurlantes du grand Thor. Mes yeux hagards se perdent dans les ondes vertes de tes prunelles, sucre halé de Bâton Rouge, je chavire à mon tour, captivée et conquise, et nous voguons au delà des murailles de l’éternel retour, plongées toutes deux dans les affres immenses de cet éclatant plaisir.
Je m’abandonne, terrassée par tes baisers précis, et mon corps arqué comme une grand voile, casse ses dernières amarres. Le vent déchaîné de cette secrète passion, se déploie tout entier, heureux de venger sa trop longue captivité, il hurle à la lune conquise, à l’unisson des éclairs qui assourdissent les cieux complices, osmose parfaite avec ce feu d’artifice, et je me projette en avant, terrassée de bien être.
Anéantie je te regarde, tu es belle, unique, précieuse comme une jade brûlante, mes doigts maladroits te caressent, te cherchent, essayant de trouver les secrètes arcanes que tu viens de m’offrir. Mancies expertes des flammes troublées, peu à peu tu te cambres, et tes yeux révulsés m’offrent des torrents de bonheur, tu es conquise à ton tour, sous cette lune étrange qui entoure nos secrètes amours.
Tu m’embrasses doucement, en me murmurant quelques douces mélopées, et nous nous endormons l’une contre l’autre, dans la moiteur exquise de cette nuit hermétique.
Retrouverai je un jour les clés, de ces sublimes sensations ?
A l’aube tu m’as quittée, dans un rire mutin et iodé, et ton souvenir vient parfois me hanter, sous cette lune de connivence. Tes longs cheveux soyeux et tes yeux de lagons, et cet ultime baiser que tu as posé sur mes larmes amères, dans le matin radieux. Tu m’as offert de tutoyer les étoiles, belle Aster, parsemant à jamais mes souvenirs sépia de cette poudre de regrets, dont toi seule as gardé le secret !

Mille mercis

Mille bises

Gaëlle

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